Encore des examens, encore des rendez-vous à prendre dans les hôpitaux, encore des docteurs mais; plus de béquille. J'ai rendu ma 3ème jambe après avoir vu ma Rhumatologue. Ça m'a fait bizarre, une sensation étrange de liberté. On s'habitue vite. Même si c'est galère, même si on marche lentement, j'avais l'impression qu'il me manquait quelque chose.
Je suis restée presque quatre semaines entière avec la béquille et je comprends pourquoi certains ne peuvent plus s'en passer. Malgré ça, je suis sortie de la pharmacie avec l'envie de courir et de m'envoler.
Je savoure le fait de remettre des chaussures à talons, oui c'est peut-être superficielle, mais je le dis, ça fait du bien (et je ne suis rien sans mes bottes), peut-être même que c'est important (oui je crois en Carry Bradshaw).
Et même si aujourd'hui, je suis restée en Converse...
Pendant cette période d'éclopée, ce fut marrant de voir la réaction des gens, ceux qui vous laisse passer, ceux qui vous rentre dedans et ne s'excuse pas, ceux qui attendent que vous vous écartez du chemin et qui râlent quand ils voient que vous avez une béquille.
Le métro était une expérience assez intéressante. On m'a presque toujours laissé sa place. Mais c'était souvent des gens avec une certaine éducation. Un monsieur, très bourgeois m'a presque obligé a prendre son strapontin "merci monsieur ms je descends à la prochaine" je n'avais pas fini ma phrase qu'il était debout et m'a répondu "moi aussi mademoiselle, autant que vous en profitiez" et malheureusement pas toujours des Français: Un Russe, une Japonaise.
J'ai remarqué aussi que les gens sont gentils tant que l'ambiance est bonne: Période de pointe, ligne 3, tous les travailleurs rentrent chez eux, fatigués et il faut encore se taper la foule. Personne ne m'a proposé de m'asseoir. Comme ci parce qu'il y avait pas de confort on était tous dans la même merde. Et ceux assis n'ont pas bronché. Période de guerre, chacun pour sa peau.
J'ai un peu mieux compris la nature humaine...
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