jeudi 23 juillet 2009

Avignon



Me voila de retour d'Avignon d'où je ne serais bien pas partie. Après un début difficile, un mal à l'aise d'adaptation et l'envie de partir plus tôt je suis finalement restée et c'est passé bien vite.
Y a pas à dire une séparation de 10 jours avec son amoureux ça vous requinque une relation!
Les nuits étaient belles et les jours adorables.
Sur place retrouvailles avec (pas mal) de collègues, (beaucoup) de connaissances et (quelques) amis. Il faisait chaud dans les rues et dans les coeurs des comédiens. Ça faisait du bien de sourire sans cesse et de se sauter dans les bras de personnalités éloignées.

J'ai vu des beaux spectacles, des drôles et des moins réussis mais dans l'ensemble il y avait du bon niveau. Mes trois coups de coeur s'arrêteront cependant pour:

"Et Dieu Oublia le Prince Charmant" par la compagnie En Plein Coeur (et pas seulement parce que je suis amoureuse de l'un d'eux) tous les jours à 12h15 aux Ateliers d'Amphoux.

"Roméo et Juliette" par la compagnie Los Figaros tous les jours à 18h45 au Théâtre des Béliers.

"Hamlet Or Not Hamlet" par la compagnie Viva La Commedia tous les jours à 17h au Théâtre de la Porte de l'Oulle.

Ces trois comédies sont vraiment très drôles, ce sont trois gros délires entres parodie de conte de fée, de classique et de tragédie complètement déjantés! Et leur faire de la pub n'est qu'un petit bonus puisqu'ils cartonnent et affichent complet!

J'ai donné des coups de main en billetterie, en déchirage de tickets et en tracquetage, je ne me suis pas beaucoup reposée au final mais j'ai mangé beaucoup de pizza et goûté la boisson locale le "pak à l'eau" ce qui m'a fait passer de bons moments en terrasse. J'ai aussi eu la chance de passer une soirée au soleil et de mon plonger dans une piscine et une maison absolument magnifique sur les hauteurs provençales où j'ai pu admirer un coucher de soleil dans les bons bras; moment cliché au possible comme dans les séries qui passent sur M6 à 15h le mardi après-midi du style "Un Amour contre la maladie" et qui essayent de prouver que c'est romantique... Et ça l'était ! Romantique et si bon.
Petit moment de bonheur gratuit qui nous satisfait juste d'être sur Terre.

Voila je suis rentrée. Mon sac est plus léger depuis que j'ai enlevé l'énorme catalogue du OFF mais mon coeur est plus lourd depuis que j'ai dit au revoir à Julien.

lundi 13 juillet 2009

deux heures et demi de sommeil

Je vais me coucher, il est 6h, mon réveil va sonner à 8h30... Fail?

dimanche 12 juillet 2009

Souvenirs idiots



Je suis seule chez moi. Depuis qu'il est parti je dors mal, ou je ne dors carrément pas la nuit, je me sens seule aussi. Le lit parait grand et le canapé froid pourtant cette séparation n'est pas définitive et n'est pas longue mais le manque du à l'addiction est toujours dur à supporter. J'ai le coeur bien amoché, j'ai des morceaux tellement blessé qui ne se répareront peut-être jamais et dès que je suis seule je repense à cette douleur qui est si lointaine mais si près, ce sentiment de manque, de besoin. Ce n'est rien. Je vais le retrouver mais la solitude remet tout au goût du jour car toute la douleur n'est jamais qu'un souvenir bien accroché au coeur qui ne s'en débarrassera jamais. Je vais le retrouver. Je suis impatiente pourtant l'idée de payer un moyen de transport pour me jeter dans les bras de celui que j'aime me laisse un goût amer. J'ai peur. Je suis traumatisée par la claque. Refaire sans cesse la même erreur. Non pas cette fois, cette fois je sais qu'il m'attend, je sais qu'il n'est pas malheureux et que je ne vais pas trouver un loup. Pourtant tout est là: la peur de me faire rejeter encore après avoir parcouru les kilomètres nécessaire pour aimer. Est-ce que m'en remettrais complètement un jour? Est-ce que je pourrais dire "tout est derrière moi"? Est-ce que j'arrêterais d'en pleurer quand je suis seule?
Il n'y qu'avec celui que j'aime aujourd'hui que je sens guéri, pour de bon, mais dès qu'il s'éloigne ma mémoire me tue. Si seulement je pouvais effacer cette période de ma vie, mes souvenirs, je le ferais. Y compris mes rires, mes orgasmes et mes battements de coeurs, tout, je le ferais. J'en garde une touche acide qui fait mal sans prévenir quand on croit avoir oublié. Je n'en tire rien, ni même de l'expérience, à part des larmes.
J'aurais tant voulu entendre autre chose.