lundi 29 septembre 2008

Béquille time

Encore des examens, encore des rendez-vous à prendre dans les hôpitaux, encore des docteurs mais; plus de béquille. J'ai rendu ma 3ème jambe après avoir vu ma Rhumatologue. Ça m'a fait bizarre, une sensation étrange de liberté. On s'habitue vite. Même si c'est galère, même si on marche lentement, j'avais l'impression qu'il me manquait quelque chose.
Je suis restée presque quatre semaines entière avec la béquille et je comprends pourquoi certains ne peuvent plus s'en passer. Malgré ça, je suis sortie de la pharmacie avec l'envie de courir et de m'envoler.

Je savoure le fait de remettre des chaussures à talons, oui c'est peut-être superficielle, mais je le dis, ça fait du bien (et je ne suis rien sans mes bottes), peut-être même que c'est important (oui je crois en Carry Bradshaw).
Et même si aujourd'hui, je suis restée en Converse...

Pendant cette période d'éclopée, ce fut marrant de voir la réaction des gens, ceux qui vous laisse passer, ceux qui vous rentre dedans et ne s'excuse pas, ceux qui attendent que vous vous écartez du chemin et qui râlent quand ils voient que vous avez une béquille.
Le métro était une expérience assez intéressante. On m'a presque toujours laissé sa place. Mais c'était souvent des gens avec une certaine éducation. Un monsieur, très bourgeois m'a presque obligé a prendre son strapontin "merci monsieur ms je descends à la prochaine" je n'avais pas fini ma phrase qu'il était debout et m'a répondu "moi aussi mademoiselle, autant que vous en profitiez" et malheureusement pas toujours des Français: Un Russe, une Japonaise.
J'ai remarqué aussi que les gens sont gentils tant que l'ambiance est bonne: Période de pointe, ligne 3, tous les travailleurs rentrent chez eux, fatigués et il faut encore se taper la foule. Personne ne m'a proposé de m'asseoir. Comme ci parce qu'il y avait pas de confort on était tous dans la même merde. Et ceux assis n'ont pas bronché. Période de guerre, chacun pour sa peau.
J'ai un peu mieux compris la nature humaine...

mercredi 17 septembre 2008

Ensemble c'est tout

Confidences après confidences, Camille osa des questions plus indiscrètes. Sa collège lui racontait des choses affreuses, ou du moins qui lui semblaient affreuses, avec une nonchalance désarmante.

- Mais comment tu t'organises? Comment tu tiens? Comment tu y arrives? C'est l'enfer ces horaires...
- Ta ta ta... Parle pas de ce que tu connais pas. L'enfer c'est bien pire que ça, va... L'enfer c'est quand tu peux plus voir les gens que t'aimes... Tout le reste ça compte pas...


Ensemble c'est tout
Anna Gavalda

mercredi 10 septembre 2008

Changer

J'ai des envies de changements. Mes cheveux, ma tête, mon look, mes meubles de places, ma peinture, mon appart.

J'ai donc prévu de: redevenir brune un temps, me débarrasser des fringues que je ne met plus mais que je garde, poncer mon vieux bureau et le repeindre avec Linda, crée un espace de rangement dans ma chambre, inverser mon coin tv et mon PC, rendre tout plus pratique, réparer la lampe de la cuisine, ranger le bordel sous mon lit.

J'ai déjà rangé mon placard et j'ai gagné de la place. Hum de la place c'est de ça dont j'ai envie.

Jeter, jeter, donner, donner, jeter, donner. Renouveler :)

IKEA, here i am ! :)

mardi 2 septembre 2008

Gang of Paris

Je sors de répète vers 17h, boulevard Sébastopol, et avant de remonter la rue Montorgueil je me dis "tiens je vais continuer rue Saint Denis, ça changera un peu"
Deux coups de feu retentissent un peu plus haut, tous les patrons des sex-shop sortent affolés, je vois pleins de monde regarder quelque chose et une dizaine de personnes partirent en courant dans la direction opposée. C'était tellement irréaliste que je me mets à penser "tiens un tournage! chouette!" et j'avance tout droit vers les précédents coups de feu, sans aucune peur, là un type arrive en courant sur moi un flingue à la main, je sursaute, surprise mais pense encore "ça doit être un comédien". J'avance encore tout droit et là je ne vois ni caméras, ni prise de son, ni maquilleuses. "Merde! c'est la réalité!". Deux gars (et pas le groupe de mon frère hein) qui n'avaient pas l'air super sympa étaient en train de se battre et de crier très fort et le type au flingue était en fait en train de s'enfuir. J'entends un groupe à côté de moi dire "faudrait qu'on s'arrache là, c'est chaud" je commence à réaliser que ça sent carrément le roussi, tourne discrètement rue Greneta, les mecs derrière prennent ma direction, j'ai donc "tracé ma race" sans me retourner, et j'ai vu passer trois flics. Arrivée rue Montorgueil plus rien, tandis que 300 mètres plus loin c'était la panique.
Plus tard dans la journée, vers 20h, rue Rambuteau, on entend une fille hurler, une bagarre, menottes, flics en civils et voiture de police.

Tous ça ne m'a pas empêché de continuer ma journée et de rester faire mes courses aux Halles mais aujourd'hui dans le centre de Paris c'était un peu Harlem ou les quartiers chauds de Californie, ambiance "New York 911" et guerre des gangs... Fou.